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Notre objectif est de diviser par deux le chômage en cinq ans

Interview de Pierre Larrouturou dans La Tribune du 19 août 2010  sur le lancement des états généraux de l’emploi et de l’écologie, leur raison d’être, la méthode et leur objectif.

Pour plus de lisibilité, vous pouvez cliquer sur l’article ou directement sur ce lien :

http://www.etatsgenerauxemploiecologie.net/wp-content/uploads/2010/08/La-Tribune-19aout2010.jpg

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> 5 commentaires

  1. Il y a 20 ans, quand on me parlait du chômage, on me disait d’un ton rassurant : « de toute façon, ça ne durera pas. Tu verras, dans les années 2000, tous les baby-boomeurs partiront en retraites, et on aura pas assez de jeunes pour les remplacer. On reviendra mécaniquement au plein emploi ».

    Que s’est-il passé pour que cette prévision se révèle fausse ?

    La désindustrialisation : nous ne produisons presque plus rien. Nos vêtements, nos meubles, tout notre matériel électrique / électronique, la France est même importatrice net de voitures. Nous avons complètement loupé le virages de l’informatique. Combien d’ordinateurs seulement assemblés en France ? Je ne parle même pas de la construction des cartes mères, processeurs, barrettes mémoire, … Combien d’appareils photo numériques, de téléphones portables Made In France ?

    Pourquoi ?

    Le coût du travail. Impossible de rivaliser avec la main d’oeuvre chinoise qui, même 2 fois moins productive, reste 15 fois moins chère. Ils sont là nos 4 millions de chômeurs : toutes ces usines qu’on a fermé pour les rouvrir en Asie. Toutes ces freingues, appareils ménager, meubles … Made in Taiwan / Vietnam / China.

    Que faire ?

    On a deux solutions :

    - ou bien on continue dans le libre échange, et on regardera tous ceux dont les emplois sont en compétition directe avec les Chinois rester dans le chômage, puis la misère.

    - ou bien on instaure une politique protectionniste plus ou moins forte (de préférence au niveau européen, mais au pire, au niveau national), et il redeviendra économique d’installer des usines en France.

    Le protectionnisme (sans pour autant verser dans l’extrème) est la seule arme vraiment efficace contre le dumping social, monétaire, environnemental, fiscal, …

    • alain dit :

      Je pense que au niveau national comme au niveau européen, il faut mettre en oeuvre une politique de réindustrialisation. Pour cela il faut définir les grands secteurs d’activité du futur. Que ce soient
      l’énergie, l’informatique, la robotique, la biologie, et même les activités a priori ‘non industrielles’ tel que celles réunies sous le nom de tertiaires.
      Une fois ces grands secteurs définis, il faut choisir des ‘niches’ dont le contenu sera très important pour les développements futurs et qui apporteront les outils nécessaires pour une extensions dans d’autres
      ‘niches’ et activités. On peut illustrer cette idée en analysant ce qu’ont fait les pays émergent. Par exemple, vivant aux USA il y a une vingtaine d’années, j’ai été très surpris de voir dans les ateliers de fabrication des machines outils ‘made in China’. Notez qu’a l’époque la Chine était bien loin du développement qu’on constate aujourd’hui. En interrogeant les mécaniciens américains sur le sujet ils m’ont répondu que les machine chinoises étaient, bien sur moins chers, mais aussi de meilleur qualité que celles ‘made in USA’. Quand on connaît l’importance de la machine outil dans le processus industriel on voit que c’est une ‘niche’ vitale qui avait été bien définie par les Chinois. Une fois ces niches définies il faudra les protéger économiquement par des tarifs douaniers adéquates jusqu’à ce qu’elles soient concurrentielles sur le marché international. Je rejoins donc l’auteur précèdent mais dans un sens plus ciblé sur certains secteurs ou produits plutôt que sur des tarifs a l’importation de n’importe quoi, qui auraient en fait aucun effet sur l’emploi car le système est tel que les fabricants français, par exemple, augmenteraient leur prix pour les ajuster sur les produits étrangers taxés, en empochant de plus gros bénéfices sans pour cela employer plus de travailleurs ou augmentant leur productivité. Un autre point plus tactique celui la, mais important pour le court terme et qui permettrait le financement de la reindustrialisation définie plus haut: C’est une aberration de permettre aux entreprises nationales d’exporter leur moyen de production sans contre partis financières. Par exemple, si Renault décide de transférer sa fabrication d’un certain type de voiture et, par conséquence fermer une usine française, et réimporter ces voitures a plus de profit pour Renault, le résultat est plus de chômage en France avec les indemnités payées par la communauté nationale. Tout transfert de ce type a l’étranger doit avoir pour conséquence une augmentation des taxes sur l’industriel français car il participe a la déindustrialisation du pays. Ces taxes devraient s’appliquer d’ailleurs a posteriori: Tout industriel qui par le passé a participé a la déindustrialisation devra repayer son profit sous forme d’impôt. Je comprend qu’une telle politique n’irait pas toute seule, mais c’est le prix a payer pour la réindustrialisation et le futur de nos enfants.

    • RENOU dit :

      Je suis d’accord avec vos idées.protectionnisme:oui
      mais sur quelles fondations?
      Je propose des fondations écologiques.Quand il n’y
      aura plus de pétrole,cette concurrence économique
      va fortement se réduire.Il faut peut-etre agir sur
      le prix du pétrole.Quelle est le prix d’ une ressource énergétique en fonction de sa durée de vie?

  2. Je partage tout à fait vos idées,Comment nous protéger sans être taxé de protectionnisme? En créant une taxe carbone sur tous tous les produits importés proportionnelle à la consommation d’énergie fossile ou nucléaire nécessaire depuis l’élaboration du produit et du transport de l’endroit de production à l’endroit de consommation et en réduisant la TVA pour éviter la flambée des prix

    • RENOU dit :

      Je suis d’accord sur le principe du protectionnisme.Taxe carbone:oui mais si chaque pays crée sa taxe carbone il faut peut etre augmenter à la source le prix du prix du pétrole.
      Quel sera son prix dans 10,20,..50ans?

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