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2009, une année noire pour les travailleur-se-s

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C’est le nombre d’emplois détruits durant l’année 2009. Il s’agit du nombre d’emploi détruit le plus élevé depuis 1976 et les conséquences du premier choc pétrolier…

Les effets sur le niveau de chômage ont été renforcés par une hausse « inattendue » du nombre d’actifs. Ainsi en 2009, 200 000 personnes et notamment un grand nombre de seniors ont rejoint le marché du travail. Les raisons avancées sont la restriction de l’accès à la préretraite, la disparition progressive des DRE (dispense de recherche d’emploi pour les 55-59 ans) et enfin les réformes des différents régimes de retraite depuis 2003…

Comme bien souvent (de plus en plus souvent)depuis quelques décennies, les emplois les plus fragiles apparaissent comme une variable d’ajustement en temps de crise. Les emplois en intérim ont ainsi augmenté de 1,5% sur 2009. Précarité dans le temps, mais aussi précarité salariale font la une, notamment en Allemagne où le nombre de travailleurs pauvres a fortement augmenté. Aujourd’hui ce sont près de 20% des salariés allemands qui travaillent pour moins de 10 euros/h

Le drame qui se cache derrière ces chiffres prend un peu plus forme à la lecture du nombre de maladies professionnelles recensées en 2009 et qui font un bond de 9% par rapport à 2008. La multiplication des tâches répétitives et l’accentuation du stress sont les principales causes de cette hausse.

Quand on se souvient que le gouvernement a été élu en 2007 pour restaurer la « valeur travail »… quel gâchis!

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